En 2020 : lâchez prise !

Une nouvelle injonction à la mode dans le monde du développement personnel, mais dans les faits qu’est-ce que ça signifie ? Voici ma réflexion sur la question.

En escalade, par exemple, c’est très simple ; lorsqu’on lâche prise on tombe ! Bon d’accord j’exagère mais notez quand même que cette notion interroge.

En PNL on apprend à identifier et à nommer les faits de façon précise.
Lâchez prise nécessite effectivement qu’il y ait une prise.
Si on continue à faire le parallèle avec l’escalade, vous avez en tout cas deux options pour identifier votre ressenti par rapport à cette prise :
– soit elle est confortable et vous vous sentez en sécurité avec elle (mais vous avez envie de la lâcher, pourquoi ?)
– soit elle est inconfortable mais elle était sur votre chemin (vous avez clairement envie de la lâcher, mais comment faire ?)

Pourquoi et comment lâcher cette prise donc ?

 

 

    • Identifier le besoin vital derrière

Dans tous les cas, si vous tenez cette prise si fermement c’est parce qu’il y a un besoin vital derrière, un besoin auquel vous allez devoir répondre.

Par exemple : « je vis une situation stressante car elle menace mon besoin vital de sécurité. » Pour lâcher prise par rapport à cette situation il va falloir identifier précisément d’où vient cette sensation d’insécurité.

 

    • Choisir de changer soit de vision des choses, soit de comportement

Parfois on comprend qu’il faut abandonner une situation parce qu’elle est négative pour nous et parfois c’est la situation elle-même ou notre entourage qui nous alerte.

Dans tous les cas la vie est faite de mouvement, le temps passe et les choses évoluent qu’on le veuille ou non, donc autant essayer de choisir ces changements.

Un des principaux enseignements de la PNL, pour moi, c’est que la vision que nous avons d’une situation influence directement nos émotions par rapport à elle. Changer de point de vue, c’est comme changer le cadre d’un tableau, notre ressentie de l’ensemble se transforme. Et ça peut être suffisant pour lâcher prise dans certain cas.

Ensuite, il arrive que ce soit notre comportement qui pose problème. On peut alors choisir adopter une autre stratégie. Il faut garder en tête qu’une habitude ou qu’une somatisation est souvent assez longue à modifier.

Si on reprend l’exemple de la situation stressante, pour pouvoir lâcher prise par rapport à elle, il faudra donc trouver un moyen, soit de changer de vision des choses et de considérer que la situation n’est que provisoire ou qu’elle n’est pas si importante que ça… Soit de trouver un moyen concret d’être plus sécurisé dans cette situation, en réalisant une thérapie, en travaillant sur sa respiration pour être plus calme, en se faisant coacher pour parvenir à la maîtriser…

 

    • Choisir de se faire aider, ou non, pour réaliser ce travail

Parfois le changement s’opère facilement, peut-être parce qu’on était prêt à changer, peut-être parce que la perspective du mieux-être a été suffisamment motivante, et c’est top.

Et parfois il nous faut de l’aide, parce que les habitudes ont la vie dure, parce qu’il faudrait 21 jours de surveillance soutenue pour modifier un comportement ancré en nous, parce que l’effort à fournir est conséquent, ou parce qu’on ne parvient pas à identifier clairement les choses.

De la psychothérapie à l’hypnose, en passant par les thérapies énergétiques et les rééquilibrages de la naturopathie, il existe aujourd’hui pléthore de technique, qui, en fonction de votre sensibilité et de votre problématique, vous permettront de lâcher prise réellement.

 

Parce qu’au final c’est ça, à mon sens, être thérapeute, c’est vous guider en douceur, afin que vous puissiez accepter ce que la vie vous propose quel que soit sa connotation, et trouver avec vous les ressources nécessaires pour en faire quelque chose qui, de toutes les manières possibles, vous permette d’avancer.

Bref, aujourd’hui pour moi, il y a une injonction à prendre les rênes de sa propre vie, ou au moins, d’écarter ce qui lui fait de l’ombre, dans cette notion de lâcher prise. En comprenant nos mécanismes profonds, en communiquant sur eux et en cherchant à résoudre la cause réelle et profonde du problème nous pouvons nous sentir mieux de manière plus durable.